Le dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE) est entré le 1er janvier 2026 dans sa sixième période, la "P6". Obligation renforcée, coefficients multiplicateurs revus, contrôles sur site en forte hausse : voici ce que ça change concrètement pour un projet de pompe à chaleur.
La P6 fixe un niveau d'obligation théorique d'environ 5 250 TWh cumac sur les cinq années de la période, soit environ 1 050 TWh cumac par an — une hausse d'environ 27 % par rapport à la période précédente (P5). L'enveloppe globale du dispositif passe ainsi d'environ 6 à 8 milliards d'euros par an. Une part croissante de cette obligation, environ 1 400 TWh cumac sur la période, est spécifiquement fléchée vers la lutte contre la précarité énergétique.
Concrètement, cette hausse de l'obligation pousse les fournisseurs d'énergie ("obligés" au sens du dispositif CEE) à financer davantage de travaux de rénovation — c'est ce qui alimente les primes CEE que vous voyez proposées par les distributeurs d'énergie, les enseignes de bricolage ou des opérateurs spécialisés.
Depuis le 1er janvier 2026, la logique de calcul du "Coup de pouce Chauffage" a changé. Auparavant, un montant minimum garanti était fixé par arrêté. Désormais, la prime repose sur un coefficient multiplicateur appliqué au volume de CEE généré par la fiche d'opération standardisée correspondante.
Pour le remplacement d'une chaudière individuelle au charbon, au fioul ou au gaz par une pompe à chaleur air/eau (fiche BAR-TH-171) dans une résidence principale, ce coefficient est fixé à x5 pour l'ensemble des ménages en 2026, quel que soit leur niveau de revenu. C'est ce mécanisme qui permet, combiné à MaPrimeRénov', de réduire fortement le reste à charge d'un projet de PAC air/eau.
Nouveau en 2026 : pour bénéficier du coefficient x5, l'équipement installé doit figurer sur une liste de modèles de pompes à chaleur agréés, publiée par arrêté. Nous vérifions systématiquement l'éligibilité du matériel que nous posons avant de vous transmettre un devis.
La période P6 s'accompagne d'un durcissement sensible des contrôles, dans un contexte de lutte contre la fraude aux CEE. Pour les chantiers de pompe à chaleur, le taux de contrôle sur site atteint 50 % en 2026, avec un objectif affiché de contrôle systématique (100 %) des opérations les plus sensibles d'ici 2028. Un chantier mal réalisé ou mal documenté peut désormais entraîner un refus de prime a posteriori, y compris après le versement.
C'est un point sur lequel nous sommes particulièrement vigilants : chaque installation Ère Habitat est documentée (photos, relevés, attestations) pour sécuriser votre dossier CEE en cas de contrôle.
Concrètement, si votre projet de remplacement de chaudière est mûr, il n'y a pas d'urgence particulière à précipiter les choses : la P6 court jusqu'en 2030 et le coefficient x5 s'applique à l'ensemble de l'année 2026. En revanche, il est essentiel de respecter l'ordre des étapes — devis signé après accord de l'obligé — pour ne pas perdre le bénéfice de la prime.
Vérification de l'éligibilité, accord de l'obligé avant devis, documentation du chantier pour les contrôles : on s'occupe de tout.
Demander mon diagnostic gratuitSources : ministère de la Transition écologique, ADEME, arrêtés relatifs aux fiches d'opérations standardisées CEE. Les coefficients et montants indiqués sont ceux en vigueur au 28 juillet 2026 pour un logement en résidence principale et peuvent varier selon votre situation ; nous vous confirmons le montant exact de votre prime lors de l'étude de votre dossier.
Ère Habitat installe et entretient des pompes à chaleur RGE QualiPAC dans toute l'Île-de-France, notamment à Drancy, Étampes, Évry-Courcouronnes et Garges-lès-Gonesse. Découvrez toutes nos zones d'intervention.